Nous sommes

Un virus veut gagner la partie,
n’aie peur de lui, si ce n’est ton absence à laisser ta famille endeuillée,
la vie,
un joyau, une énigme à porter, cette bague, de naissance offerte,
à la fin retirée, la mort pour qui meurt en est son point d’orgue,

Qui peut dire avoir vraiment connu nos sombres souterrains,
et tout ce qui fait que nous sommes des hommes ?

Nous montrons le meilleur de nos deux mains,
à ceux qui œuvrent d’instinct pour sauver nos vies, merci,
pour le dire, les casseroles résonnent aux balcons à 20 heures, c’est bien,

On a perdu l’essentiel, c’est ce que nous avons oublié :

Que silence et obscurité à la nuit aussi appartiennent,
Que pour l’exemple le tintamarre chasse l’oiseau endormi et les migrateurs aveuglés de lumières,
voudrions-nous être, nous, les rois d’un royaume désert ?

Enfin tout s’arrête,
et si un jour la frénésie s’enflait de plus belle ?
Qui est le virus planétaire qui dévaste ?
Tue celui que tu es pour le bien-être du vivant, de la plante jusqu’à l’étoile !

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Ciel noir

La lune a caché sa solitude,
évanouie,

Frissons dans le ciel noir,
un virus glisse ses invisibles tentacules,

Dévoré, le chant des grillons disparus,
Coassent des crapauds dans la nuit désemparée,

Scintillent au firmament les constellations de printemps,
une berceuse, aux couleurs d’arlequin, cajole l’enfant dans ses rêves.

Monde révolu

Les yeux brillent au feu
qui dans l’âtre de ma cheminée crépite
Monde révolu
Privilège de partage, la joie de mots simples et purs

Janvier en habits de veuf emporté dans la danse des mimosas,
Murmure des amandiers pour une promesse.

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-oO&Oo-

Cathédrales

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Après le Minuit Chrétien les orgues se sont tues,
la fête gangrénée d’inquiétudes,
l’an aux volets clos manifeste dans les rues glacées,
ils ont perdu le chemin, les Rois Mages !
Carnaval, les mains sur les yeux, enfouit profond ses aurores de printemps, mais…
Tout cela invite à l’espérance !!!
Cathédrales vivantes, dans mon bois,
bain de lumière à leurs branches, immergé.
Die Hoffnung stirbt zuletzt.
(l’espoir meurt en dernier)

Noël du 26 Décembre

La course du soleil roule à son zénith,
festin dans ses desserts la vie brûle ses fièvres,

Féminines fleurs joyeuses attendent la nuit,
effeuillent les heures au lit de leurs douces mains,
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment…

Noël du 26 Décembre n’est plus Noël,
le sapin porte, du Mercredi-Saint, la cendre,
l’amour demeure, hors du temps des clôtures.

Porteur de lumière

De dures pierres ont tapissé ses souvenirs,
sous la glaise se sont encrées les émeraudes,

Il a sublimé son singulier destin,
mène ses luttes au labour d’immobiles versants,

Humain parmi les hommes,
ses mots clairvoyants pour grandir les jours raccourcis,

Ruisseau aux cheveux d’ange
glisse l’or de ses détours jusqu’aux cascades,

Il a aimé, ont-ils su du moins qu’il existait.

Pensées

Si rare est la joie que c’est un joyau.

Seuls les oiseaux ont la grandeur de leur vol.

L’oubli d’un être est le plus dur reflet de sa présence.

Il est plus facile de construire un mur que d’organiser une pensée,
C’est la raison pour laquelle nous avons tant de frontières dans le monde.

Un cœur qui n’exprime pas ses sentiments a souvent la plus chaude des vibrations.

Quand elle est dense, la pensée s’élève,
Lorsqu’elle est profonde, sa profondeur devient un sommet.

Une joie est parfois secrète
et le secret souvent la plus grande peine.

On n’est jamais assez aimé lorsqu’on manque d’amour.

Une présence ne se vêt jamais de mots.