If you’re not a computer,

Living in U.S.A., a soul reading my poems,
I could not imagine so far away to be heard,
Who’s she ?
I drink a glass of my orange wine,
un bon vin d’orange maison
with a flower to you, of course.
if you’re not a Computer but I know you are,
you exist to spy on me,
tell me only if your life is joyful and why,
why souls wear child’s jewels.

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Retiens la vie !

Ce matin, un voile de brume enrobe les sommets,

jour de deuil.

Toutes les rivières te chanteront, blanches.

Elle coule la scène,

si chaude dans tes veines,

sueur altruiste.

 

Quelque part une guitare pleure.

Notre adolescence insouciante meurt avec toi,

Retiens la vie !

Virgo

L’hiver creuse le désir de friandises,
longue nuit à ne palper que des ombres,
me parvient du firmament cette lumière,
oui, toi , Déesse Astrée qui désespéra de l’humanité
jusqu’à vouloir quitter ce monde,
reviens m’offrir les mille épis de blé
à faire le bon pain de printemps.

Zodiac sign Virgo over starry sky

Spaghettis bolognaise

Deux spaghettis mollement allongés sur le bord d’une assiette,
la peau bronzée offerte au soleil estival,
conversaient :
– J’aime les gens bien en chair, la vie est belle ! disait l’un.
– Tu ne sais pas ce que c’est que souffrir !
– Et de quoi souffres-tu, imbécile ! Laisse-toi vivre, respire
l’air du temps !
– Justement ! Je fais un mauvais rêve, celui d’être aspiré par une bouche sensuelle qui me dévore et je finis mon parcours en lambeaux dans la décharge publique d’un estomac.
– Réjouis-toi donc mon vieux ! Voilà que, vêtu de dentelles
de fromage râpé AOP, tu baignes dans une sauce délicieuse,
puis tu dis-pa-rais dans un orgasme assourdissant !
Ah ! Je voudrais rêver comme toi pour connaître l’extase !

Soudain la pipelette fut saisie par une fourchette :
Schluuuusch !

Je l’écrirai d’un seul trait
D’un seul souffle
Ce poème
Que tu as promis
De m’inspirer.

Ou aurais-tu oublié ?

Je demanderai à l’océan
Aux mers
Aux lacs et aux rivières
Habillés de bleu
De se déverser
Dans mon encrier

Je demanderai au désert
De faire parler son silence
Et à l’automne
De faire taire ses violons.

Je demanderai à l’arbre de rire
Et aux oiseaux de chanter

Je demanderai
À la montagne de danser
Et à l’horizon de s’éloigner

Je demanderai aux hommes
De m’oublier

Je demanderai au ciel
De me pardonner

Puis j’écrirai.

Je l’écrirai d’un seul trait
Ce poème
Que tu as promis
De m’inspirer.

Mais n’attends pas trop longtemps

Ou il sera peut-être trop tard …

Ô temps suspendu

reloj_4
Les horloges de Dali sont crêpes pétrifiées,
Une seconde couve l’éternité,
Ose tes yeux, ses reflets mauves à les offrir,
ton pas fertile à semer l’éveil,
nulle part demain n’est écrit,
Le tic-tac dansera de ces vieux au coin du feu immobiles,
Réveils, montres, clochers, comtoises et toi, réveillez-vous !

montrieux 21052009 297

Que fais-je ?

Que sais-je, toutes ces choses futiles qui font le bonheur et font passer le temps trop vite et l’on sait qu’elles font le bonheur seulement lorsqu’on les perd. Je me réveille en musique, je me cherche et je me trouve; puis, les tâches quotidiennes prendront le pas sur les miens, malgré tout je reste connectée à ce monde désordre où plus rien n’a de sens – le monde est un arbre déraciné où le vent ne prend jamais la même direction; je n’écris pas c’est mon cœur qui écrit lorsqu’il se soulève, – j’aime le è c’est comme des bras ouverts – Chaque matin, une ligne une chanson, peut-être. Je remets tout à demain et demain s’envole lorsque le soleil s’éternise, j’écrirai cet hiver peut-être. Je ne suis pas en hiver, je suis les quatre saisons, je roule dans l’automne, toutes ces feuilles rouges et d’or écrivent la paix, beauté figée que seul le vent soulève. Je vais vers la Beauté, ainsi donc j’aurai vécu d’avoir rêvé en réalité. Que fais-je ? Je lis MUSSO acheté au supermarché, j’épluche mes mails que je lis en diagonale, souriant en silence du devenir devenu grand de ce poète ami – je lui écrirai demain peut-être – l’heure me rattrape, le téléphone sonne : que fais tu ? Je passe, tout remettre à demain encore, ce cahier à spirales que je n’ai toujours pas écrit et qui réclame un peu de silence, tout remettre à demain ;

Griffes acérées,

pousser les murs;

être ou ne pas être au centre de la Page,

références rafraîchies.

Mes doigts effacent la pluie.

je danse

entre les mots;

cette page plaine

faite de ta laine.