Le sommet

Nous marchions dans la pierraille, seuls à discourir,
à retenir nos paroles,
si chers nos amis nos connaissances, si loin et muets,
si hauts, les fleurs les arbres même nous avaient abandonnés,
L’air pur fouettait nos consciences,
Il est loin le sommet ?
Non, pas si loin, lève ton regard, ose tenter son approche,
ensemble nous devons monter, tant il demeure intouchable !

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La fourmilière

Peins et lis mon coeur en rouge (d’amour).
Les radios les télés vomissent leurs mauvaises nouvelles,
Nous nous pressons en marchant dans les rues dans les villes,
le regard fixé sur nos mains nous tapotons sur des smartphones,
des milliards de messages éphémères se croisent,
transpercent nos corps, le règne des ondes,
inondent nos cerveaux jusqu’à les dérégler,
Ici, les violents sont devenus les maîtres,
Gisent parterre des enfants, des familles,
Sont protégées, elles, les élites,
Nous autres, sommes hélas peu de chose, tant pis pour nous,
Les bougies jonchent les trottoirs, nous ne vous oublierons jamais,
Ceux-là qui disent n’avoir pas peur se mettent à courir à la première alerte !

Toi ! Sois un bâtisseur !
Celui-là qui dans son modeste parcours partage son savoir,
sois une espérance à dissiper le brouillard du futur.

In your quiet place

la vie humble aux travaux minutieux et faciles m’appartient.
Peins et lis mon coeur en rouge,
tiens !
En écoutant d’un vieux vinyle le souffle
du ténébreux Keith Jarret « in your quiet place »
je colle le balsa d’une maquette de trimaran pour Matisse.
Les notes du virtuose achèvent ce moment dérisoire,
et toi ? Sinon me lire, que fais-tu donc de tes instants ?

Conjugaison

Je suis contrôlé
tu es contrôlé
il est contrôlé
nous sommes contrôlés
vous êtes contrôlés
ils sont contrôlés à l’entrée d’un aéroport d’une cathédrale d’une école d’un musée d’une piscine d’un commerce d’un spectacle, partout. Je dois sûrement venir d’une autre planète. Les contrôles n’existent pas sur mes Terres.

Le chardon jaune

Jour sans lumière, désert sans la pluie
La gangrène des vents dévore les sables
Tourbillons en fugue dans les défilés étroits qui se resserrent
Mugissements, étranges murmures,
Le frisson d’un chardon jaune dompte ce paysage désolé
Une guêpe noire s’attarde sur le pollen de la vie.

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La Puce et le Temps (Au Vent des Mots)

http://j-ai-mots.blog4ever.net/

composition musicale et danse réalisées par Pascale

Je saute à pieds joints

entre les minutes et les secondes,

Donne-moi une heure

et je refais le monde.

 

Je compte les jours à rebours

au rendez-vous de mon Amour,

pour un Dimanche, une semaine,

et j’ajoute le moi avec les mois

qui feront des ans

aux vents de tous les temps.

 

Je saute à pieds joints dans la nuit

et je sombre dans l’oubli.

C’est notre faute

Nous, les seuls survivants, nous nous étions terrés au fond des grottes. C’est là que nous vivions. Un brasier semblait consumer la planète.
Tout est mort au dehors. Nous ne pouvions plus sortir, l’air rougi nous y aurait étouffés. Notre fin est proche. Mais que s’est-il passé ? Sur la roche, à côté des peintures rupestres, j’ai gravé ceci : « C’est notre faute ».

Et puis cette fraîcheur

Et puis cette fraîcheur née de la pluie qui tombait depuis des jours sans interruption aucune. Dans le château, par la fenêtre ouverte sur un rideau de verdure, je comptais les heures de l’ennui : Qu’il fait beau à ne rien faire, à ne savourer que le chant des gouttières.
Epoque révolue

Après la fête de la musique

Chanson :

Il y a tous ceux-là qu’on ne connaît pas,
tous ceux-là qui chantent,
qu’on veut serrer dans nos bras,
on connaît la musique, un soir d’été, la fête,
tiens-donc ! A quand la fête de la planète ?
C’est impossible,

L’impasse je l’ai connue,
être le prisonnier, le sortir de l’impasse,
qu’on veut serrer dans nos bras
un soir d’été quand la fête est passée,
à quand la fête de la planète ?
C’est impossible,

Etablir un pont sur la méditerranée,
les enfants africains recevoir
dans nos écoles laïques, y-a d’la place,
qu’on veut serrer dans nos bras
un soir d’été quand la fête est passée,
à quand la fête de la planète ?
C’est impossible,

Comme mains tendues, fleuries, mes lavandes,
mais où sont les papillons dansant ?
Disparus, disparus, aussi le chant du grillon,
le ver luisant ne luit plus,
un soir d’été quand la fête est rompue,
à quand la fête de la planète !
Non, ce n’est pas possible, c’est impossi-i-ble
non, non, ce n’est pas possible, c’est impossi-i-ble.

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