Une fois de plus

Une fois de plus,

Une fois de trop.

Servir l’imparfait des mots,

lorsque le point frappe en plein cœur

une promenade France.

J’aurais tant voulu une fois en moins,

Une fois de moins.

-La guerre n’est pas une fatalité-;

Vieille comme ce monde

que je ne reconnais plus.

J’ai perdu ta main hier,

nous étions en guerre;

La guerre c’est le pire,

Et l’avenir

est aux chagrins éternels.

L’absence

Tout est rien,

Tout est vide,

Tout est sans.

 

Rien ne change,

Chaque chose est à sa place

Que je déplace;

Et tu délaces le temps.

 

Vide

l’espace des places

Que tu embrasses.

 

Tout est rien,

Tout est vide,

Tout est

Sans

Toi.

Dorment-ils ? Sont-ils morts ?

La nuit est noire et d’hiver
Rien n’indique plus le nord
Captain s’est écroulé sur le hors-bord
Le froid m’a engourdi les mains
Paralysé les pieds
Tous se taisent
Immobiles
L’esquif frêle et les passagers
Dorment-ils ? Sont-ils morts ?
J’entends seulement Moussa l’africain claquer des dents
Comme pour accompagner le clapotis.
Aisha tient une poupée inanimée …