Une main nuage

Une main nuage porte le ciel

et tout ce bleu autour;

lumière épatante !

tout semble lessivé comme neuf.

 

Les nuages rapides

se transforment, se fondent et s’élèvent.

 

Parfois, bas, ils étirent leur page d’encre polluée;

parfois bas, ils étirent leur page blanche diluée;

puis, ils terminent leur course d’eau et disparaissent.

 

Les nuages sont comme des rêves.

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lecture

« Je ne demande pas au blessé comment il se sent,
je deviens le blessé moi-même, »
Walt whitman.

Les mots du poète

Aragon :
« Les mots m’ont pris par la main
Où suis-je A quel petit matin d’égarement
Et qu’est-ce qu’il y a dans toutes ces voitures qui passent
Il faut les jurons des charretiers pour arriver aux Halles
On suit une idée on s’emballe on ne sait plus ce qu’on dit
Voilà Cela commence comme cela les mots vous mènent
On perd de vue les toits on perd de vue la terre On suit
Inexplicablement le chemin des oiseaux »

« peut mieux faire »

Toutes les hiérarchies ont écrit sur vous ce mot pitoyable :
« peut mieux faire. »

On avance à la machette sur des terres en friche, à coups de liberté,
les temps seraient si durs que chacun comme il peut se débrouille,
les tweeteurs, de se mettre en lumière sur les mots
en rajoutent, c’est facile,
mais un mur, sur le partage, se heurte à une impossible percée !
La diversité orchestre ses festivals,
les nœuds-papillons exhibent leurs pas de danse,
pour vous, parqués au-delà de barrières,
d’un doigt, les limites à vos yeux grégaires sont montrées,
un savant retiré du monde, lui, joue du cerf-volant,
que de prétentions à chaque coin de rue espérées,
le piano dans les gares métamorphose les visages,
je crie « me voici en travers, inventé par la vie ! »,
le peu de crédit que vous m’accordez.

Des matins

Des matins nous attendent derrière les cols,
les atteindre, la tentation de réussir.
Il nous faut d’abord traverser les froids.
Peuple d’ébauches, compromis d’exister,
incarcéré dans un monde de chocs, achève tes fièvres,
crève tes abcès !
L’Univers ? Une nuit glaciale.
Nous tentons des signes si ténus !

Ton regard, plus souverain qu’une assiette tendue !
Je me retrouve, dis-moi tes tourments, mon égal, dis-moi ton histoire.

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