La campagne n’est plus verte (pour JP)

Le soleil a fermé les volets,
je suis allée voir la dame de Haute-Savoie.

Es-tu passé poète ?

Je t’aurais offert de l’orgeat glacé à l’ombre des prunus;
nous aurions parlé poèmes,
la campagne n’est plus verte;
le ruisseau étouffe sous le bitume;
je ne vais plus au cimetière l’été,
depuis que la vipère aspic y a élu domicile.
Elle grimpe lascive sur les stèles
et rien ne la dérange.

Moi qui ai rêvé d’un sentier ombragé pour mes vieux jours,
tout change et tout dérange,
la route élargie,
les cris.

La campagne n’est plus verte,
les blés sont brûlés;
il ne reste que le saule pleureur au bord de l’eau
et demain peut-être,
il ne restera qu’une fleur !

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