Tous les violons

J’aimais tant l’horloge du clocher
qui me rappelait l’heure
et je comptais les heures
avant que tu ne viennes m’embrasser;
mais aujourd’hui l’heure est si grave
qu’elle est tous les violons.

Mourrons-nous ensoleillés
ou mourrons nous couronnés ?

La mort est un oiseau qui plane
pendant que le printemps fleurit
sa pluie de fleurs
sa pluie de larmes.

Nous sommes un siècle trop tard
et nous n’avons pas les armes;

Nous sommes si petits.

Est-ce qu’il frappe au hasard
sa ligne de corbillards,
eux qui ne demandaient qu’à vivre
encore un peu.

Nous éloignons nos pas,
nous éloignons nos voix,
nous éloignons nos doigts
et nous signons le pourquoi
derrière nos bouches masquées.

Ils disent étonnés :
qu’est-ce que c’est que ce monde désolé ?

C’est un triste carnaval,
cette danse à distance qui nous prive de liberté.

Seules les fenêtres restent ouvertes
et dans la nuit étoilée les applaudissements
envolent un peu de vie,
envolent un peu d’espoir
toujours ensemble contre le mal.

2 réflexions sur “Tous les violons

  1. devillejp dit :

    Tout simplement beau. Merci AM

  2. Merci à toi; merci de ta présence;AM

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