Une page de coquelicots

J’ouvre les volets

des mots rouges sur ma page verte.

Mes yeux s’arrêtent.

Fleurs fragiles immuables écrites,

gouttes de sang.

Je les vois rouges baisers vermillon,

exactement parsemées,

exactement posées.

Photogéniques fiancées de Monet,

ou bouquet de Van Gogh,

il n’en manque pas une,

aucune penche la tête.

Les oiseaux s’amusent sur leurs têtes,

herbes hautes solitaires,

les fleurs de pavot légères

ignorent le printemps.

 

Sais tu que les fleurs messicoles

renaissent après la guerre ?

 

Et le vent les agite inlassablement.

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