La rue des éléphants

Il n’y a ni dimanche ni jour férié

dans la rue des éléphants.

Les vieux portails ferrent et grincent

leur colère hurle vent,

claquent coup sec grandiloquent;

les 4 roues vont et viennent tout le jour durant,

fracassent leurs portières sans délicatesse;

les tronçonneuses exercent leur voix rauque,

laissant les hommes de bois

des outils qu’ils jettent, reflètent

encombrent échos résonnent le sol si près.

 

Il n’y a pas de répit

dans la rue des éléphants.

Le vent chuchote et radote ses fables

attable bien au-dessus des lois et des toits

ses feuilles d’écueils.

Il affiche son mépris sans permis

dans la rue de tous les oui

et me toise lorsqu’il me croise.

 

Dans la rue des éléphants,

seuls les oiseaux ont revêtu leurs habits

d’un peu d’eau.

C’est le soir qu’ils orchestrent le silence

d’une lune en sommeil.

6 réflexions sur “La rue des éléphants

  1. Jean louis dit :

    J aime….excellent
    Bonne soirée À.M
    J L A

  2. devillejp dit :

    J’aime la rue des éléphants, on y fait un pas de plus en poésie.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s