Il faut dire souvent

Il faut être poète pour parler du vent et dire souvent qu’il faut des millions d’années, qu’il n’est pas encore né, l’Homme, tout juste sorti des marécages,

l’homme en chemise imparfaite cherche son bonheur,
un battant, sa canne blanche en main pour chasser l’adversité,
des soleils passent sur les ponts, en-dessous, des eaux glauques,
ici, pour vendre leurs lubies des saltimbanques amusent,
là, des peuples entiers terrassés de convulsions,
on les touche du doigt de nos écrans tactiles,
L’Histoire secoue notre courte mémoire,
nous n’oublions pas les horreurs de tous les génocides,
il n’est besoin de leçon, on ne peut refaire le monde
depuis le début, on ne peut, mais on ne peut rester insensible
au cri de ces naufragés aux mains tendues,
Ils arrivent, ils sont là, dans des barques entassés !
La barque de Lampedusa, « la barque de Dante »,
tableau indécent, Delacroix l’avait maintes fois peinte !

Enfin des mains déjà se tendent, les mains de l’homme mondialisé
et la ronde des planètes, elle, continue !

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