La Thüringe

On ne voit plus les couleurs, lui ai-je dit, tant ce que l’on voit est une habitude : Ce qu’on voit tous les jours, on ne le voit plus !

Je le lui ai dit, à l’aveugle, je l’ai prévenu.

Sur les chemins de Weimar, Goethe et Schiller nous accompagnent.

Je le lui ai dit, je l’ai prévenu,
je lui ai donné un millième de ce que je vois,
le miracle de voir un jour la Thüringe !

Sous un ciel pur, devenu sombre 
glissent sur les blés mûrs
les ombres
d’un Frédéric Barberousse, jusqu’à couvrir la forêt !
Et devant tant de couleurs pour la première fois découvertes,
il est tombé, il s’est évanoui.

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