Les gouttes larmes

Douceur,
Cocon de neige,
sans tache comme un pardon.
Retenir les pas pour ne pas salir
la couverture à ravir
de ce livre ouvert
où chaque vers se lit à l’envers.
Tourner les pages blanches
sans froisser ses branches;
je retiens mon souffle sur leurs ailes passages.
Feutrés, les nuages
déversent les plumes averses.
Blancheur éternelle renouvelle en si peu de mots
puis fige l’abstrait.
Une œuvre froide où mon cœur se balance doucement.
Mon âtre blanchâtre fume l’envol.
Des chaussures collent au plafond bas,
agrège l’hiver.
Une vague soulève mon rêve d’un trait bleu,
rouge à lèvres sur ce vase de Sèvres
à retenir les Dieux
d’un baiser
charmant
celle
flamme belle
sur les neiges éternelles.

Nous descendons à pas lents sans mot dire
comme des enfants devenus givre.

Ivres,
les fleurs blanches aux poings fermés
dansent
doucement refroidies
en gouttes larmes.

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